Medias

21/06/2016

مدرسة “أندري دو شينيي” الخصوصية تسرق الأضواء في مناسبة حفلها البهيج لنهاية السنة الدراسية 2015/ 2016
Andre De Chenier نظمت مدرسة “أندري دو شينيي “
الخصوصية باسفي مساء السبت 18 يونيو الجاري حفل نهاية الموسم الدارسي 2016/2015 وذلك بحضور مجموعة من الأمهات والآباء والأولياء ونخبة من المدعووين والوجوه التربوية …، حفل بهيج سرقت من خلال مؤسسة “أندري دو شينيي” الأضواء عما سواه من الأنشطة التربوية والفنية بالمدينة حيث كان مناسبة لتعبير التلميذات والتلاميذ عن مكنوناتهم الإبداعية الخلاقة فأنتجوا وتفننوا في استعراضات راقية بكل المقاييس استحسنها كل الحاضرين وصفقوا لها بحرارة كبيرة، وفي أحايين كثيرة وقفوا لها بالتحية والاحترام تعبيرا عن إعجابهم بها وبطريقة أدائها من طرف التلاميذ وبمستوى تنظيمها من قبل الأطر التربوية والإدارية بالمؤسسة بقيادة مديرة المؤسسة السيدة نور اليقين بمساعدة المسؤولين التربويين بالمؤسسة من خلال أشكال متنوعة سواء من حيث العروض الفنية المقدمة أو من حيث الفئات العمرية المقدمة لها… وقد استطاع المشرفون على تحضير فقرات هذا العرس التربوي البهيج أن يمنحوا للحاضرين ألمع الألوان الفنية والإيقاعات المتنوعة وتقديمها في تناغم وانسجام فريدين أعطيا للمتفرجين فرصة لتذوق مختلف الأطباق الفنية المقدمة لهم في قالب تربوي طفولي على شكل أناشيد ذات معاني ترمي كلها إلى ترسيخ حب الوطن والدين والأخلاق الحميدة باللغات العربية والأمازيغية والفرنسية … وما أعطى نكهة خاصة لهذه الإبداعات التلاميذية هو التمازج الأنيق بين الفقرات المدرجة والتدرج في الرفع من الإيقاع بالرفع من المستويات السنية للأطفال، الشيء الذي ساهم في نسج لوحات رائعة أبهرت الجميع ببراءة طفولية استلبت الحضور برونق الزي التقليدي تارة وجمالية الزي العصري تارة أخرى، حيث استمتع الجميع بأوقات رائعة انصهرت فيها الأحاسيس، وانشرحت فيها الصدور لما حملته من إبداعات ودلالات وقيم



Safi / Vision Stratégique de l’Enseignement 2015-2030 / «Un enjeu majeur pour l’avenir du Maroc» affirme Claude Chatron Fikri, ingénieur en pédagogie 

http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&ref=2*

L’École  se  situe actuellement  au cœur du projet  de  société  de  notre pays,  en raison  des  missions qu’elle  se  doit d’assumer dans la formation des  futur(e)s citoyen(ne)s,  dans la réalisation  des objectifs  du développement humain  durable  et  dans la  garantie  du droit  à  l’éducation  pour  tous.
C’est dans cette perspective  qu’elle  se  trouve au centre des  priorités  et préoccupations nationales. L’École marocaine a certainement  réalisé  des  acquis qu’il y a lieu de capitaliser  et de faire  évoluer, que ce soit en terme de généralisation de l’enseignement ou encore de la formation, il n’en demeure  pas  moins qu’en dépit de l’importance manifeste de tels acquis, l’École marocaine souffre encore  de  dysfonctionnements chroniques.
Pour en savoir plus, nous avons rencontré pour vous Mme Claude
Chatron Fikri El Kouch, experte en ingénierie de la pédagogie, directrice générale et gérante d’une école à Safi, essayiste, romancière et poète.

L’Opinion: Le Maroc met en place une vision stratégique de l’enseignement pour une école de l’équité et de la promotion qui garantit le droit à l’éducation pour tous, la formation des futurs citoyens inscrite dans les objectifs à long terme du développement durable, n’est-ce pas une utopie ?

Claude Chatron Fikri : Il faudrait en premier lieu faire un état des lieux du système éducatif marocain et le recadrer dans un véritable « chantier du changement » incluant une métamorphose du paysage socio-économique, socio-politique et socio-culturel.  En effet, La transition entre modernité et tradition semble difficile, la fracture sociale n’est pas seulement située dans l’espace-temps, mais s’exerce dans la distorsion subie d’une certaine richesse qui s’occidentalise et une pauvreté implacable qui marginalise, exclut les acteurs et s’englue sous le poids des traditions. Grâce à l’impact de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, les discours Royaux, la Constitution, la charte nationale de l’éducation, le Maroc a vu la généralisation de la scolarité, l’amélioration des taux d’alphabétisation, l’éducation aux valeurs du civisme, la promotion de l’individu…et se dirige vers une école de l’équité et de la promotion sous le haut patronage de Sa Majesté Mohamed VI. Il s’agit d’une véritable révolution culturelle qui met en exergue le premier article de sa Constitution : « Le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique et sociale ». C’est un pays en marche.

L’Opinion: Donc, il s’agit d’un véritable chantier du changement puisqu’il va monopoliser la totalité des codes culturels, économiques et sociaux, quel est ce plan ?

Claude Chatron Fikri : Il y a plusieurs niveaux, dont on comprend la légitimité : celle d’une identité marocaine, qui se distingue par sa richesse pluridimensionnelle de par son historicité, sa culture amazigh, sa composante juive, sa culture arabo-musulmane depuis la pénétration de l’Islam au VIIème siècle, sa dimension africaine et les solidarités intercommunautaires qui s’y sont fixées comme racines et sentiment d’appartenance.  D’autre part, l’enseignement et la mise en œuvre des principes et valeurs des droits humains. On doit savoir que la « Falaka » est une des pratiques courantes et que cette violence scolaire est source de sentiments démotivants à l’étude, d’injustice, de peur et d’humiliation. Cette violence empêche l’engagement dans une société de savoirs, de la science, de la création et des nouvelles technologies.  L’Etat souhaite former les citoyens de la nation marocaine qui se rapportent à la religion musulmane et à ses principes de paix et de tolérance. Ce que le plan élaboré par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique nous dévoile, c’est une école de qualité, équitable, qui prépare l’égalité des chances afin de promouvoir l’individu et la société.

L’Opinion: A l’école, comment cela va-t-il se passer ?

Claude Chatron Fikri: L’école a cinq fonctions, la première au préscolaire est la socialisation. La connaissance d’autrui, le respect des règles, la famille, l’école, la nation, l’universalité des principes et des valeurs qui permettent l’intégration à la société.
La seconde est l’instruction, l’instruction se divise en deux parties, l’éducation qui est de l’ordre   du savoir-vivre et l’enseignement qui est de l’ordre du transfert des connaissances vers l’apprentissage, l’appropriation et la maîtrise par la qualification et l’intégration économico-sociale.
La formation est bien sûr nécessaire pour atteindre ces finalités, il faut « former » et encadrer les acteurs de l’enseignement.
Le changement de la pédagogie institutionnalisée implique une réforme totale où l’élève n’est plus récipiendaire d’un savoir, mais où il construit lui-même ses connaissances par des mécanismes d’observation, d’analyse, de comparaison, de synthèse, jusqu’à devenir le propre créateur de sa recherche.
C’est une dynamisation de l’espace d’enseignement qu’il faut mettre en place, développer une synergie entre l’enseignant et l’élève vers un même objectif : l’autonomie, l’équilibre et l’ouverture dans la connaissance de soi, l’identité religieuse et nationale, les valeurs morales citoyennes et universelles, l’intégration dans la société.
Pendant longtemps, la transmission des savoirs incarnée par le cours magistral a été au centre de l’identité enseignante. Il faut dès à présent diversifier les méthodes, utiliser les nouvelles technologies, adapter les apprentissages aux élèves, pratiquer la transdisciplinarité, modifier les évaluations sur des critères de progrès et d’investissement aux savoirs, travailler en équipe, s’investir dans des projets et des partenariats éducatifs, favoriser le soutien individuel et collectif vers une transmission d’une culture plurielle commune.  En effet, nombre de parents ne voient en l’école que le moyen d’obtenir un diplôme ou une certification qui s’inscrit dans une logique d’exécution de tâches sans jamais comprendre le sens des apprentissages ou l’intérêt culturel des études. Il faut donner le goût aux études par la valorisation et l’encouragement, sinon celles-ci ne sont qu’un parcours d’obstacles dans lequel il faut juste arriver à passer, ce qui donne de la part de certaines écoles des notes qui ne reflètent en aucun cas le niveau de compétences et de connaissances de l’élève. Voir l’élève avec compassion et bienveillance.

L’Opinion: Ce changement vous paraît-il possible ?

Claude Chatron Fikri : Le changement ne se décrète pas, il s’accompagne.
La capacité de changement est en premier lieu liée à la confiance et la compréhension des problèmes vécus par les professionnels de l’enseignement au quotidien.     L’enseignant a besoin de trouver les solutions lui-même par la confrontation des points de vue avec ses pairs et de tirer les enseignements conséquents aux différentes interprétations des actes des apprenants.
Pour se faire, il faut être conscient du besoin,  analyser les situations avec les encadrants, inventer de nouvelles pratiques pédagogiques adaptées aux problèmes qu’ils rencontrent, les valider. Il faut mettre en place des objectifs clairs, les évaluer et acter leurs impacts sur les apprentissages dans le cadre d’une stratégie de qualité de l’enseignement qu’implique la réforme.  Il faut que l’enseignant soit en mesure de comprendre les enjeux liés à la construction identitaire par le transfert du savoir et la maîtrise de l’Art d’enseigner. Cet art concerne non seulement la transmission du savoir qu’il est sencé posséder par l’obtention d’un diplôme, mais ses dispositions naturelles de l’ordre de la communication, des qualités personnelles telles que l’enthousiasme et la patience permettant de développer et de susciter chez l’élève l’émerveillement, l’imaginaire, et lui donnera dans le cadre de l’éthique une autorité naturelle et une reconnaissance des élèves, des pères et de son administration.

L’Opinion: Quels sont à votre avis les points qui peuvent freiner le changement ?

Claude Chatron Fikri : La réforme de l’Education est en interaction directe avec les autres réformes en cours : sociales, économiques, et politiques, elle est le maillon d’une chaîne qui promeut la monarchie constitutionnelle démocratique et sociale, l’équité, la qualité, la promotion individuelle.  La gestion du changement est avant tout une organisation humaine qui se métamorphose. Il lui faut un effort soutenu et souple où les acteurs liés au changement sont positionnés dans un système très conservateur qui doit répondre à l’injonction du modernisme. Cette prise de conscience s’établit dans un processus qui relève les défis sous l’emprise des contraintes internes liées à la gestion des établissements et du Ministère lui-même.  Elle sera inégale entre les écoles privées dotées de moyens avantageux et les écoles publiques, inégales encore dans les villes et la ruralité. Inégale dans une précarité nécessiteuse de tout. Il faut la construire avec force, planification, crédibilité de l’institution par un dispositif d’harmonisation centrale, l’optimisation des ressources humaines, la modernisation des systèmes d’information, le renforcement des encadrements, l’évaluation au niveau régional et national ainsi que le retour des applications et leur amélioration. La conduite et la mise en œuvre est l’affaire de tous.

L’Opinion: Vous êtes gérante, Directrice d’une école privée à Safi, comment cela se passe-t-il sur le terrain ?

Claude Chatron Fikri : Depuis trois ans, nous avons axé nos efforts, en alignant les approches de la gestion et de la planification, sur la logique de la nouvelle vision qui s’installe dans le cadre de la réforme. La plupart de nos cadres enseignants ont été placés devant le défi de répondre à la qualité, l’égalité des chances. Nous accueillons dans notre établissement des enfants boursiers pris en charge partiellement et totalement, nous avons accepté des enfants malades avec soins dans le cadre de notre capacité d’intégration et notre école a pour devise « grandir intelligent et heureux ». C’est une école marocaine qui dispense le programme national marocain. Ce que nous avons changé, c’est la méthodologie de dispenser le savoir et la pédagogie. Nous sommes axés sur la communication, la production graphique, orale, écrite, les conférences préparées par les élèves sous forme de concours en utilisant les technologies nouvelles. Ce qui nous intéresse, c’est la production des élèves résultante de l’appropriation des savoirs et des savoirs-faire. Nous avons fait du préscolaire la pépinière où l’on se divertit en trois langues. Nous sommes inspectés et encadrés par la délégation Ministérielle de Safi que nous remercions pour ses encouragements, Monsieur le délégué du ministère de l’Education Nationale, Monsieur Karbache, Monsieur Zemhar, Monsieur Jaha, et plus particulièrement Monsieur Miloud Bensassi pour ses conseils et son accompagnement. Les enseignants sont formés et coachés sur place par Monsieur Igaramen et moi-même qui écrit toutes les procédures pédagogiques en les mariant avec le Programme National marocain que nous suivons scrupuleusement. Nous avons contractualisé des partenariats avec l’Alliance Française pour la passation du DELF ainsi qu’avec la Faculté Polyvalente de Safi pour une formation d’orientation sur le métier d’enseignant. Nous avons actionné tous les leviers de la réforme qu’il nous était possible de faire dans notre entourage proche. Nous avons constaté que c’est à partir de notre capacité à diffuser des savoirs cohérents avec des exigences scientifiques telles que l’observation, l’analyse, la comparaison et la synthèse que nous pouvons développer chez l’apprenant, chez les étudiants, les élèves, tout en y incluant les parents et le personnel, une vision universelle de l’humain et que l’école est devenue un lieu de partage, de culture et de formation à la communication interculturelle.

 



Chatron Colliet Claude NOUR EL YAQIN Fikri publié dans le journal Albayane (MAROC) le 17/20-10-2013

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Publication Poétique sur le Quotidien AL BAYANE dimanche 25 Aout 2013

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